Les freins
- Sébastien Martel
- 15 août 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 sept. 2025

C’est pas possible.
Je n’y arrive pas.
Je n’ai pas le temps.
Il me manque du budget.
Je n’ai pas les compétences…
La liste de ce qui peut t’empêcher d’atteindre un objectif n’a pas besoin d’être longue. Parfois, un seul frein peut tout faire capoter.
Suite à l’article sur le processus mental, il me semblait essentiel d’aborder la question des freins. Mettre de la lumière sur ce sujet permet de regagner de la liberté… et, dans tous les cas, d’avancer !
Pour cet article, je te propose directement un jeu :
Choisis dans ta tête un projet qui te tient à cœur, mais que tu n’arrives pas à lancer. Identifie trois freins qui t’empêchent de le réaliser. Tu peux les noter ou simplement les garder en tête.
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La toute première étape consiste, une fois les freins identifiés, à les qualifier.
Deux grandes catégories de freins :
1. Les freins incontournables
Ce sont ceux liés à des critères objectifs, mesurables, quantifiables.
Par exemple :
• Pour être mannequin, je dois mesurer 1,70 m et je mesure 1,50 m.
• Pour être pilote de ligne, je dois avoir 10/10 à chaque œil et j’ai 5/10.
2. Les freins contournables
Tous les autres !
Pour les freins incontournables, la question est réglée... mais attention à ne pas aller trop vite.
Dans certains cirques, quand un éléphanteau arrive, on l’attache par une chaîne solide à un petit piquet planté dans le sol.
Trop faible pour se libérer, il tire, se débat, mais finit par s’épuiser et abandonner.
Jour après jour, il enregistre une leçon : « Je ne peux pas m’échapper. »
Les années passent. L’éléphant grandit, devient puissant. Une simple traction suffirait pour arracher le piquet. Mais il ne tente même plus… car, dans son esprit, la chaîne est toujours invincible.
Nos freins intérieurs fonctionnent exactement de la même manière : ce qui nous retenait hier n’existe peut-être plus aujourd’hui, mais tant que nous croyons que c’est impossible, nous restons attachés… à rien d’autre qu’à une idée...
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Alors prenons deux exemples récurrents :
L’argent et le temps : vraiment incontournables ?
Parmi ceux qui reviennent souvent...
L’argent est-il un frein incontournable ?
Le temps est-il un frein incontournable ?
Un frein contournable, c’est un obstacle pour lequel il existe des solutions. Le risque, c’est de classer trop vite un frein contournable dans la catégorie des incontournables.
Prenons l’exemple de l’argent.
Si je le mets trop tôt dans la case « incontournable », je ferme la porte à des solutions :
• Combien dois-je exactement gagner ?
• Qui pourrait investir ?
• Puis-je travailler à côté pour réunir la somme ?
• Puis-je vendre des objets ?
Rappelles toi, en 2005, l'histoire du Canadien Kyle MacDonald a commencé avec un trombone rouge, qu’il a échangé contre un stylo en forme de poisson. En l’espace d’un an et après 14 transactions, il a finalement obtenu une maison !
Pour le temps.
Sur 24h je découpe mon temps et mesure comment il est rempli. Dois-je supprimer quelquechose ? Puis optimiser autre chose ? Penser à découper en petites tâches régulières... 10mn tous les jours ça fait 60 heures par an.
Tout l'art est de sortir des croyances et avis déjà tout construits dans nos têtes.
La plupart du temps, l’argent n’est pas un frein incontournable. Gagner 10 cm de taille ? Oui, ça, c’est autre chose.
Changer la couleur de ses yeux ? Eh bien… on peut toujours mettre des lentilles !
Alors, si finalement mes freins étaient contournables...
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Alors si mes freins sont finalement contournables, se pose une nouvelle question souvent inconsciente. Si je commence à partir en excuses ou en justifications... je suis probablement face à ce dilemme :
Frein ou choix ?
Si un frein est contournable mais que, par exemple :
• je ne veux pas travailler les week-ends,
• je refuse de vendre cette vieille voiture de famille…
… alors ce n’est plus un frein, mais un CHOIX.
Sans jugement : c’est simplement que ce projet ne mérite pas, à mes yeux, que j’investisse telle énergie ou que je fasse tel sacrifice.
Arriver à cette clarté, c’est passer de la position de victime à celle de responsable.
Si c’est un choix, je trace un trait dessus, je fais le deuil et c’est réglé.
Si je considère que c’est un frein, je ressens de la frustration, j’ai du mal à en faire le deuil, et ça cultive l’idée que « c’est impossible ».
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L’exercice concret
Reprends tes trois freins du début.
Pour chacun :
1. Ouvre une page ou deux chacun.
2. Liste, seul ou accompagné, un maximum d’idées pour les contourner. Cette étape peux prendre plusieurs jours avec de la recherche de documentation pour prendre une décidion objective et non subjective. Questionner l'entourage, des professionnels, des sites internet, l'ia... C'est à ce moment que j'ouvre les possibles et que je sors de mes chaînes invisibles.
3. Prends la décision. J'arrête ou je continue ?
4. Si tu décides de continuer : Sélectionne trois solutions qui te semblent les plus pertinentes. puis départage-les pour en choisir une première.
Cette solution devient alors un nouvel objectif, et tu peux définir les tâches nécessaires pour l'atteindre. Mais là n'est pas le propos aujourd'hui.
L’idée centrale : aucun frein n’est réellement incontournable (sauf les freins liés à des critères objectifs fixes !) tant qu’on n’a pas exploré, imaginé et brassé des possibilités. Si le frein est contournable et que je ne le fais pas... c'est donc un choix.
Je prends alors la responsabilité de ce qui m'arrive au lieu de me sentir victime.
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« Cela paraît toujours impossible… jusqu’à ce que ce soit fait. »
— Nelson Mandela
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Vive les nouvelles perspectives !!!!!!
Et bien sûr, comme toujours, si tu veux en parler, tu peux prendre un premier contact gratuit de 30 minutes en cliquant ici.





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