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Comment diminuer la charge émotionnelle et limitante de nos anciens traumatismes.

Dernière mise à jour : 9 sept. 2025


En thérapie, on ne “change” pas le passé.

Mais on peut libérer le corps et l’esprit des perceptions figées qu’il a laissées en nous.


Tu as peut-être déjà entendu ou lu ici que tu n’es pas ton mental, et que l’extérieur est neutre. Mais j'en profite pour le répéter, profiter de effets de ces prises de conscience n'est pas évident tout le temps et il reste souvent des traces.

Un poids émotionnel, physique, énergétique.

Un lieu, une personne, une chanson, et bam, tout revient.

Comme si c’était hier.


Alors pourquoi ça bloque encore ?

Pourquoi certaines scènes du passé continuent de te faire mal, même si « ce n’est plus là » ?



L’événement est passé… mais le film tourne encore


Ce qui te touche aujourd’hui n’est plus l’événement en lui-même,

mais la manière dont tu l’as enregistré.


On pourrait dire que ton cerveau a “rangé” cette scène dans une case bien précise.

Mais cette case n’est pas neutre :

• Elle a une lumière particulière (sombre ou vive, floue ou nette)

• Elle a un angle de vue (es-tu dans ton corps ? te vois-tu de loin ? d’en haut ?)

• Elle a un son, une ambiance


Et c’est ce traitement, comme dans un film, qui continue d’agir.

C'est lui qui est attaché à l'émotion, pas les images elles mêmes ni les autres perceptions sur le moment.


Exemple réel

J’ai accompagné un premier violon qui brillait dans sa chambre…

mais s’effondrait sur scène.

Chez lui, il vivait des moments de grâce. Sur scène : pression, peur, perte de fluidité et de plaisir.


En résumer : (car tu vas pouvoir essayer jute après !)


Je lui ai demandé de décrire :

• Comment il se voyait dans sa chambre quand il jouait seul : angle de caméra, couleurs, sons.

Puis :

• Comment il percevait celle de quand il jouait sur scène : position de la caméra, qualité de l’image, distance avec les acteurs, couleurs etc.


En lui proposant de rejouer plusieurs fois en visualisant la scène du concert avec le “traitement visuel” de sa chambre,

il a commencé à retrouver du plaisir là où il n’y avait que tension. L’intérêt des visualisations est qu’en terme d’impact émotionnel, le mental ne fait pas la différence entre la réalité et ce qu’il produit.

Et en allant plus loin — en ajoutant une musique comique, en accélérant la scène, en la rembobinant —

la charge émotionnelle du concert avec les gens et leurs yeux braqués a fondu.



Ce que ça veut dire


Ton mental fonctionne comme un logiciel de montage.

Tu n’es pas ce logiciel.

Mais plus tu le comprends, plus tu peux l’utiliser, au lieu d’être utilisé par lui.

Ce ne sont donc pas les images et les souvenirs qui aujourd'hui sont limitants et souffrants. La douleur est attachée au traitement de ces souvenirs et non aux souvenirs eux-mêmes.


Et la bonne nouvelle ?

Tu peux changer ce traitement.



Attention ! Je précise qu’il n’est pas question de minimiser ici la violence du traumatisme et l’impact qu’il a eu sur le moment (qui peut nécessiter un accompagnement).

Il s’agit bien de la manière dont il a été traité et rangé dans le mental.



EXERCICE PRATIQUE : Changer le traitement d’un souvenir


(À faire au calme, avec de quoi écrire)


1. Choisis et visualise avec la conscience qu’il ne s’agit que d’un exercice, un souvenir désagréable

→ Un événement où tu as eu peur, ou qui t’a marqué négativement.

2. Décris ton expérience de ce souvenir :

• Où est placée la “caméra” ?

→ Depuis tes yeux ? De l’extérieur ? D’en haut ?

• Quelle est la distance ?

• Comment sont les couleurs ? Claires ? Foncées ? Pâles ? Vives ?

• L’image est-elle nette ou floue ?

• Et les sons ? Y a-t-il du silence ? Des voix ? Quelle tonalité ?

3. Choisis maintenant un souvenir positif.

→ Une situation où tu t’es senti(e) en confiance, apaisé(e), vivant(e).

4. Fais le même travail de description.

5. Et maintenant… change le film :

→ Prends le souvenir négatif

→ Et applique-lui le traitement du souvenir positif

(même angle de caméra, même ambiance, même lumière)

6. Observe ce que tu ressens. Tu peux le noter.

  1. Tu peux le faire passer plusieurs fois avec ce nouveau traitement.


Tu devrais ressentir une diminution de la charge émotionnelle et donc du poids limitant du souvenir.

C'est tout l'interêt de se dissocier du mental, pouvoir , l'utiliser comme un outil. Il devient un atout remarquable.


Encore une fois, ce n'est pas un concept, c'est un processus à expérimenter pour mesurer la puissance de l'outil.



Tu n’es pas ton mental


Tu es bien plus vaste.

Et tu as les moyens d’agir, même sur ce qui semble figé.



Pour aller plus loin


Si tu veux qu’on explore ensemble ces mécanismes,

et que tu sens qu’il y a des barrages à lever, Contacte-moi ici


Bonne pratique.



2 commentaires

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jeanmartel
10 août 2025
Noté 5 étoiles sur 5.

🙏🙏🙏

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Sébastien Martel
Sébastien Martel
10 août 2025
En réponse à

😝😝😝

J'aime
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